Une expérience, les biofaçades en micro-algues

Pourquoi ne pas opter pour une façade vivante ? Tandis que les façades bioclimatiques, thermiques et performantes sont de plus en plus recherchées sur les grands ensembles, l’agence X-TU travaille depuis 2007 à un nouveau type de structure produisant des micro-algues. Un premier test grandeur nature vient d’être lancé à Saint-Nazaire, pour un système proposant des qualités semblables à d’autres équipements, tout en s’avérant une source de revenus.

Publié le 05 mars 2013 par La Rédaction

Une façade vivante, nouvelle idée pour le bâtiment

Avoir une façade qui rapporte n’est pas une idée nouvelle, déjà apparue avec les panneaux solaires verticaux. Qu’elle soit vivante l’est en revanche beaucoup plus. L’agence X-TU expérimente un procédé avec des murs rideaux intégrant des micro-algues. Cette façade innovante a été installée sur le campus universitaire de Gavy à Saint-Nazaire et pourrait, si l’expérience se révèle positive, équiper d’autres bâtis dans les années à venir.

Dans le principe, cette biofaçade comprend un circuit d’eau entre des panneaux vitrés de 5 cm d’épaisseur, pour un poids inférieur à du vitrage feuilleté de haute protection. Celui-ci agit comme une serre, chauffant l’eau à l’intérieur et produisant, de ce fait, la formation d’algues. L’immeuble qui supporte l’installation devient alors outil de régulation thermique.

En effet, l’équipement joue le rôle de seconde peau avec une chauffe généralisée en hiver et l’intégration d’un système de ventilation en été pour conserver les algues à une température adéquate, située entre 18 et 25°C. Calcul fait, chaque bâtiment ainsi habillé dispose d’une capacité d’économie d’énergie pouvant atteindre les 40 % par rapport à une façade classique.

Une solution performante et économe

Outre cette performance au niveau thermique, l’équipement demande une consommation d’eau très modérée, en raison de sa faible épaisseur. Ses qualités peuvent notamment s’intégrer à un système HQE .

Dans le même temps, les micro-algues qui se développent affichent une capacité de production de 50 à 100 fois supérieure aux conditions de culture traditionnelle, tout en nécessitant une dépense de production inférieure d’environ 40 %. Mieux, cette installation se révèle aussi une source de revenus pour le BTP. En effet, les micro-algues sont aujourd’hui très recherchées, que ce soit pour l’alimentation, la santé ou les cosmétiques.

Leur ramassage grâce à un système de pompe est entièrement automatisé, effectué toutes les 8 heures à plusieurs jours suivant la vitesse de développement.

Ces nouvelles façades, encore au stade expérimental, pourraient, à terme, être installées sur les immeubles de logements, mais également les bâtiments tertiaires ou les usines.

#Façades #Solutions techniques