Une activité sous haute surveillance

Une activité sous haute surveillance

© Graymont

Le secteur du BTP reste fragile. S’il résiste bien ces derniers mois face à l’augmentation des matériaux et à la diminution des mises en chantier, l’avenir proche va être primordial pour de nombreuses structures. Reste que les entreprises continuent d’embaucher pour compter désormais plus de 1,7 million d’actifs.

Publié le 28 juillet 2022 par Estelle Guiton

Une bonne résistance du secteur du bâtiment

Cela fait déjà de nombreux mois que le domaine du BTP est scruté et surveillé par tous les indicateurs économiques. Après la crise de la Covid-19, c’est cette fois à une hausse exceptionnelle des matières premières que le secteur doit faire face. Et pas seulement.

Pourtant, malgré ces situations complexes, le BTP semble encore à ce jour relativement bien résister. Sur les derniers mois, tous les corps d’état ont recruté, avec même l’apparition de pénurie de salariés telle qu’on en trouve dans les périodes de plein emploi. Sur le début d’année 2022, la Fédération française du bâtiment avançait la création de plus de 8 000 postes, et plus de 86 000 en deux ans. Même si les perspectives prévoient un tassement de cet élan, les professions du secteur regroupent malgré tout plus de 1,76 million d’actifs.

Des difficultés encore sans conséquence

Reste que les obstacles se rapprochent avec des conséquences encore difficiles à appréhender. Le premier porte tout autant sur l’augmentation des prix que la pénurie de matériaux. Les entreprises s’organisent notamment concernant la prise en charge des commandes. Cela est d’autant plus compliqué en raison des prix fluctuants, tandis que les marchés sont toujours conclus à prix fixes et forfaitaires. Cela aboutit à une baisse des marges pour bon nombre de structures.

Le second point de vigilance concerne la réduction du marché du neuf. Alors que les particuliers rencontrent plus de difficulté à emprunter, le marché du non résidentiel est lui, encore en deçà des chiffres d’avant crise. Malgré ces éléments plutôt négatifs, combinés avec le début des remboursements des prêts garantis par l’État mis en place durant les confinements, le secteur tient, mais jusqu’à quand ?

Des assises très attendues

Afin d’évoquer tous ces points et anticiper les problèmes qui pourraient se faire jour dans les prochains mois, la profession se donne rendez-vous aux Assises du BTP. Les mesures à prendre seront d’autant plus importantes qu’elles viendront maintenir voire augmenter l’activité sur un secteur aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants par les chiffres qu’il draine.

À cette occasion, il devrait aussi être demandé une révision des dispositifs ou tout au moins leur maintien. Cela concerne, entre autres, les aides à la rénovation qui ont permis à certaines professions de conserver la même activité, tout en permettant la réalisation des travaux énergétiques dans le cadre de la démarche environnementale. Cela pourrait s’accompagner également de discussions autour de leviers à mettre en œuvre pour relancer le marché de la construction neuve, à commencer par l’amélioration des outils de dépôt et acceptation de permis de construire.

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