Que nomme-t-on énergies grises ?

Il est désormais entendu que les énergies grises (EG) représentent toute l’énergie mise en œuvre pendant la durée de vie d’un matériau, d’un objet, d’un équipement, d’un édifice. Cette énergie masquée doit être prise en compte dès la conception d’un bâtiment.

Publié le 03 mai 2011 par La Rédaction

Si aujourd’hui nous savons concevoir, réaliser, voire rénover des bâtiments économes présentant des performances thermiques, nous appréhendons difficilement l’analyse des cycles de vie des matériaux (ACV) utilisés. Cette analyse suppose de considérer 5 étapes : l’extraction des matières premières, les étapes de fabrication, les conditionnements, l’usage, le recyclage, la déstructuration de tous les transports d’acheminement.

Pour évaluer l’impact environnemental d’une construction, plusieurs indicateurs sont employés, tels que : quantité de déchets, pollution de l’air, de l’eau, des sols, préservation des ressources fossiles ou minérales, utilisation de ressources renouvelables, maintien de fertilité des terres, transport.

Maîtriser l’impact environnemental

Aussi, pour améliorer le bilan énergétique global (énergie d’usage + énergie grise), il est nécessaire de mener une large réflexion en amont pour orienter la conception d’un projet. Mesurer ces différents points, comme le pratiquent certains de nos voisins, permet d’améliorer l’impact environnemental tout en valorisant l’aspect social et économique des réalisations.

Notons néanmoins qu’un bâti BBC montrant un bilan énergétique de 50 kw/h/m2/an peut atteindre 120 à 150 kw/h/m2/an/ quand il intègre les énergies grises. Dès lors, l’architecture du XXIème siècle se devra de répondre à une démarche globale pour notre environnement, notre confort, notre santé.

Johana Trossat

#Développement durable #Solutions techniques