Piscines naturelles : une réalité multiple

Piscines avec ou sans lagunage, biotopes, les piscines naturelles se multiplient pour venir en remplacement ou en complément de bassins nautiques existants. Ces surfaces de baignades tendance appartiennent à différentes familles.

Publié le 21 juin 2011 par La Rédaction

La terminologie désignant les bassins écologiques ne manque pas. Les piscines naturelles, ou lieux vivants, répondraient-elles à une réelle conscience environnementale où à une niche économique ?

À l’issue de consultations non exhaustives de distributeurs et constructeurs, il apparaît que ce principe couvre trois possibilités de réalisations : la création d’une zone totale avec terrassement et application d’un liner, l’implantation à proximité de l’existant d’une zone de débordement qui se déverse dans un bassin de lagunage ou enfin la gestion de la qualité de l’eau sans substance chlorée avec des filtres.

En tous cas, la notion de piscines naturelles induit généralement le traitement des eaux par lagunage, l’absence de produits chlorés, l’oxygénation d’une eau qui circule en circuit fermé sans rejets.

Les professionnels expliquent qu’il existe aussi des concepts de bassins mixtes utilisant la filtration naturelle et des traitements UV.

Les lieux de vie des zones de lagunage

Selon un spécialiste, « il faut considérer qu’une piscine traditionnelle que l’on veut transformer doit être propre. Une piscine naturelle modifie la chimie de l’eau en termes de nitrates et d’ammoniaque. Un aspect fondamental qui nous invite à préconiser un filtre pour les bactéries, un autre pour les UV, afin d’éliminer les germes ».

Selon Mary Burbaud à la tête de Couleur Nature : « il nous arrive de transformer un bassin existant avec la création d’un second espace destiné à la régénération. La réalisation complète de ce type d’étang destiné à la baignade jouxte un lagunage composé de plantes et graviers. L’oxygénation se fait grâce à une circulation d’eau, une cascade, un jet d’eau. L’équilibre biologique est plus facile à atteindre avec deux bassins. Dans tous les cas, plantes et circuit d’eau sont incontournables ».

Johana Trossat

#Aménagements urbains #Développement durable