Le label bas carbone étend son territoire d’action

Le label bas carbone étend son territoire d’action

L’ambition du zéro carbone mobilise tous les secteurs, à commencer par celui de l’immobilier. L’Association pour le développement du bâtiment bas carbone fait partie des acteurs actifs dans ce domaine au travers du label Bâtiment bas carbone (BBCA).

Publié le 12 mai 2022 par Estelle Guiton

Un label pour attester de la qualité environnementale des constructions

Rendre le bâtiment plus environnemental est une question majeure voire essentielle ces dernières années. Les initiatives pour y parvenir se multiplient avec une idée, rendre l’immobilier plus écologique tout au long de son cycle de vie, que ce soit lors de sa construction, de son exploitation ou de sa fin de vie.

Un organisme prend en compte ces éléments pour distribuer son label : l’Association pour le développement du bâtiment bas carbone. Comme son nom l’indique, son ambition est de réduire drastiquement l’empreinte carbone des immeubles pour atteindre l’objectif zéro carbone en 2050. Depuis 2016, l’association distille son label bas carbone aux projets respectant les points mis en avant, à savoir : une construction raisonnée, une exploitation maîtrisée, le stockage temporaire du carbone dans le bâti, le recyclage, le réemploi et la valorisation d’énergie.

Une demande de labellisation en progression

Depuis sa création, l’association a permis la labellisation de 300 projets en France, représentant 2 millions de mètres carrés. Il s’agit de logements collectifs, commerces, bureaux, hôtels, bâtiments logistiques et équipements publics. D’autres demandes sont en cours avec, pour toutes, la même valorisation de la diminution de l’empreinte carbone. Le respect des critères garantit ainsi une réduction de celle-ci de près de 50 % par rapport à une construction traditionnelle.

Cet engouement en France trouve deux origines : une prise de conscience de la part des professionnels et l’entrée en application de la RE2020, particulièrement contraignante. Dans tous les cas, cette évolution de la façon d’envisager le bâtiment est bénéfique pour la planète, que ce soit pour les immeubles neufs ou existants. En 2019, le Global status report for buildings and constructions épinglait le secteur immobilier pour être le premier producteur de CO2, représentant 39 % des émissions mondiales.

Un développement au niveau européen

En attendant, l’Association pour le développement du bâtiment bas carbone poursuit son évolution en s’offrant désormais une dimension européenne. La méthodologie associée devrait être développée d’ici l’été 2022, permettant ainsi les premières labellisations.

Les objectifs seront les mêmes que pour la labellisation française, visant à une prise en compte de la réduction de l’empreinte carbone. Aujourd’hui, les nouvelles solutions permettent de la diminuer de 30 à 50 % par rapport aux méthodes constructives traditionnelles selon le niveau du label demandé. Une évolution qui va donc dans le bon sens pour l’environnement, tout en gratifiant les entreprises se lançant dans cette démarche.

L’association compte aujourd’hui de nombreux adhérents, parmi lesquels de grands noms chez les promoteurs immobiliers ou architectes.

#Développement durable #Gestion des projets