La toiture végétalisée devient connectée

La performance des toitures végétales s’améliore progressivement avec aujourd’hui une meilleure maîtrise du stockage des eaux de pluie. Un système qui est aussi connecté pour une gestion à distance de l’équipement.

Publié le 24 juin 2015 par La Rédaction

Un stockage d’eau performant et économe

Si le toit végétalisé a depuis longtemps prouvé son efficacité en termes d’isolation sur cette 5e façade, reste la question de ses plantations et de son entretien. Pareille installation imposait jusqu’à présent la mise en place d’un système d’irrigation et donc une consommation d’eau accrue. De l’autre côté, les bâtiments sont aujourd’hui soumis à une autre contrainte, celle de la gestion des eaux pluviales.

Le Prieuré, spécialiste des toits végétaux a allié ces deux éléments pour concevoir une installation permettant de bénéficier des avantages de la toiture végétalisée, tout en réduisant les difficultés de stockage et l’évacuation des eaux de pluie.

La toiture hydroactive connectée se compose ainsi d’une couche de plantations et de deux bacs pour le stockage progressif de l’eau de pluie. Celle-ci est alors utilisée pour alimenter le substrat et donc maintenir la bonne santé des plantes.

Une connexion à distance pour gérer le stockage d’eau

Dans la pratique, l’eau de pluie qui arrive sur le toit végétal est absorbée par le substrat et déversée dans un premier bac. Quand celui-ci est rempli, l’excédent passe alors dans un nouveau sous bac au lieu d’être évacué comme c’est le cas sur les toitures végétalisées classiques. Celui-ci intègre des éléments en forme de mèches pour autoriser la remontée de l’eau par capillarité. Cela permet de maintenir une humidité constante du sol végétal et de supprimer ou limiter l’installation d’un système d’irrigation indépendant. Le rafraîchissement naturel du bâtiment est en même temps assuré.

L’installation comprend aussi un capteur dans la végétalisation qui informe en temps réel, depuis une tablette ou un smartphone, du niveau d’eau pluviale stockée ou de la température en surface, par exemple. Ces données permettent aussi de procéder à distance à la vidange du sous-bac, notamment en prévision de fortes pluies. Ce ne sont ainsi que 25 à 30 % des eaux pluviales qui sont évacuées vers le réseau, contre 50 % pour une installation traditionnelle.

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