La nouvelle tendance des maisons sans chauffage

Vivre sans chauffage est loin d’être une simple idéologie. Ayant déjà fait ses preuves en construction neuve, cette technique investit désormais les opérations en rénovation pour offrir des performances de premier plan dans le cadre des habitats passifs.

Publié le 07 mai 2013 par La Rédaction

La performance à l’extrême de la maison passive

Jusqu’à présent, maison passive rimait avec économie d’énergie et efforts architecturaux. Désormais, de plus en plus d’habitats vont encore plus loin en proposant des intérieurs totalement autonomes et surtout parfaitement tempérés, sans nécessiter de chauffage. Cela donne des constructions à la température constante, souvent aux alentours de 20°C.

Pour cela, toutes les énergies sont mises à contribution. C’est le cas des appareils électroménagers qui entrent ainsi dans les sources d’apport de chaleur, ou du soleil, notamment en hiver, et de la présence humaine. Ils permettent alors de couvrir 70 % des besoins de chaleur.

Couplé à une isolation très efficace, cette technologie, que l’on retrouve tant dans les habitats neufs que dans les opérations de rénovation lourde, assure des performances uniques avec, en moyenne une consommation énergétique ne dépassant pas 15 kWh/m²/an.

Une isolation parfaite coupant l’habitat de l’extérieur

Le principe de ces maisons est d’isoler complètement le bâti de l’extérieur. Pour cela, il est notamment choisi un triple vitrage avec une surface vitrée, sur les faces orientées au sud, supérieure de 40 à 60 % par rapport aux constructions traditionnelles, et une isolation importante des murs et des planchers. Celle-ci est souvent réalisée en ouate de cellulose, connue pour son fort pouvoir de gestion de la condensation. Les ponts thermiques sont également entièrement éliminés afin d’obtenir une étanchéité totale à l’air.

De ce fait, l’installation d’une VMC à double flux est une obligation pour permettre le bon renouvellement de l’air et donc garantir sa qualité. À l’extérieur, il doit aussi être mis en place des stores et autres solutions d’ombrage pour éviter d’enfermer la chaleur à l’intérieur.

Si ces immeubles offrent l’avantage d’une facture énergétique faible et d’une qualité de premier plan, ils représentent cependant un surcoût de construction d’en moyenne 10 % par rapport à un habitat traditionnel. Ils impliquent également de respecter les principes de fonctionnement qui vont avec, notamment concernant l’absence de surchauffe et la bonne gestion des ouvrants. Des conditions auxquelles les résidents ont toutefois souvent du mal à s’habituer…

#Performance thermique #Solutions techniques