La construction neuve en difficulté

La FFB tire la sonnette d’alarme concernant la construction neuve. Entre baisse des permis délivrés, des mises en chantier et hausse des prix des matériaux, l’activité connaît une chute sans précédent en 2021, venant rappeler les heures sombres des années 1980 et 1990.

Publié le 23 avril 2021 par La Rédaction

Des mises en chantier en forte baisse

L’année 2020 restera comme une année compliquée pour le domaine de la construction, et 2021 n’a pas été sous les meilleurs auspices. Ce qui se dessinait depuis quelques mois avec la crise sanitaire s’est confirmé, sans fenêtre de sortie. Les derniers chiffres le confirment : en 2020, le nombre de mises en chantier s’est limité à 351 000, soit 10 000 de moins que la moyenne. En comparaison, ce niveau correspond à celui enregistré au début des années 1990, plongeant le secteur dans une crise aux rares précédents.

Le début 2021 n’a guère été plus encourageant. Ainsi, les organismes professionnels ont noté sur les trois premiers mois de l’année un recul important des permis de construire accordés. Si les aides proposées aux particuliers pour les travaux de rénovation devaient limiter les conséquences, elles ne peuvent pas tout empêcher, notamment avec un effondrement de l’emploi qui concerne principalement les intérimaires.

Une hausse du prix des matériaux et le début de la pénurie

Certains domaines comme le gros œuvre sont en effet peu concernés par ces opérations, devant alors faire directement face aux difficultés actuelles. Pour l’année 2020, le nombre d’emplois détruits est estimé à 2 900. Une donnée bien modérée par rapport aux données de 2021, en lien avec les 44 000 logements en construction en moins.

Cela est sans compter la hausse des prix des matériaux, associée à une pénurie de ces derniers. D’abord débuté avec les produits en acier et cuivre, ce phénomène s’étend aujourd’hui à d’autres domaines tels que les plastiques, le polyuréthane (influençant directement le travail des menuisiers) ou encore les composants électroniques. Une difficulté supplémentaire qui devrait coûter cher aux entreprises titulaires de marchés signés à prix ferme et non révisable avec, pour conséquence, des travaux à perte et l’application de pénalités de retard impossibles à limiter.

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